COVID 19 – et eau destinée à la consommation humaine

L’OMS rappelle que la présence de coronavirus dans les ressources d’eau potable est peu probable. Néanmoins, dans le contexte actuel de pandémie par le coronavirus, l’Agence Régionale de la Santé (ARS) nous a demandé d’augmenter la concentration de chlore dans l’eau potable pour améliorer sa sécurité sanitaire. Cette mesure implique que l’eau du robinet présente un goût de chlore plus prononcé que d’habitude.

Pour supprimer ce goût, il suffit de favoriser le dégazage du chlore contenu dans l’eau. Ceci se fait en laissant reposer l’eau dans une carafe ouverte. Mettre la carafe dans le réfrigérateur accélèrera ce processus.

Le Service des Eaux de la Ville de Sarrebourg met tout en œuvre pour assurer et garantir la continuité de la production et de la distribution d’eau potable. Nous nous excusons de la gêne occasionnée et vous remercions de votre compréhension.

 

Pour distribuer aux Sarrebourgeois une eau potable de qualité en quantité suffisante, la Ville engage, tous les ans, d’importants moyens pour entretenir et sécuriser son réseau, pour constituer des réserves et préserver son autonomie. Offrir aux Sarrebourgeois une eau de qualité et garantir une gestion durable de cette ressource est une priorité pour notre collectivité.

En France, l’eau potable est un service local géré par la commune depuis la Révolution ! C’est une loi de 1790 qui a confié aux communes la responsabilité de la fourniture de l’eau potable, mais l’amélioration de l’état de salubrité des populations devra attendre le Second Empire. C’est au XIXème siècle qu’on a commencé à associer la problématique d’accès à l’eau à son corollaire indispensable qu’est l’assainissement des eaux usées.
L’eau potable est un produit local dont le transport est coûteux et le stockage difficile (la conservation dans les canalisations et les réservoirs doit être la plus courte possible pour préserver la qualité de l’eau). Pour minimiser les coûts, il faut donc, dans la mesure du possible, que l’eau soit produite au plus près des lieux de consommation, à partir des meilleures ressources, les plus proches.
Logiquement, la gestion est donc toujours confiée à la collectivité territoriale la plus locale : la commune (ou les groupements de communes) qui porte la responsabilité des services d’eau potable et d’assainissement en optant pour un mode de gestion qui implique des opérateurs publics ou privés.
Cependant, compte tenu de la complexité des enjeux, la commune ne peut assurer seule la gestion de l’eau.
Coordonnée au niveau national, la politique de l’eau est assurée par les services déconcentrés de l’Etat grâce notamment aux SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux). La gestion physique de l’eau se fait elle par bassin versant depuis 1964.
La France est divisée en 6 bassins versants, issus d’un découpage naturel selon les lignes de partage des eaux. Ce sont les périmètres les mieux adaptés à la gestion des ressources et les plus cohérents
écologiquement. Chacun de ces 6 bassins à son agence ; la nôtre est l’Agence de l’eau Rhin-Meuse.

Le 1er réseau de distribution publique d’eau potable a été posé à Sarrebourg à partir de 1895. Avant cette date, les Sarrebourgeois faisaient « la corvée d’eau » aux puits et fontaines éparpillés sur le territoire de la commune. Les anciens se souviennent sans doute des fontaines de la place Mathey, de la façade nord de l’église catholique, place du marché, de celle de la place de la République et de celle de la ruelle de la Source, la seule qui reste en service. Mais savent-ils que l’eau de ces fontaines provient d’une source de la cité Malleray ?
Aujourd’hui, la ville de Sarrebourg est alimentée en eau par :

Les sources du Massif Vosgien

  • Captage de la source de la Charmille à Saint-Quirin : altitude 325 m, réalisée en 1895 avec une conduite de 21 km qui amène l’eau par gravitation au château d’eau du Rebberg. Son débit est de 20 litres à la seconde.
  • Les quatre sources du Wolfsthal-Grosssmann : altitude 532 m, captage entre 1939 et 1977, conduite d’amenée à Sarrebourg de 26 km construite en 1950 (débit moyen 50 litres à la seconde). Cette eau prend également au passage quatre autres sources au Wischthal (25 litres à la seconde). Le volume d’eau annuellement prélevé de ces sources était de 1 604 884 m3 en 2009.

La nappe phréatique par forage, allée des Aulnes à Sarrebourg

Il s’agit d’un puits artésien construit en 1927-28 qui puise son eau dans la nappe phréatique à 330 mètres sous terre, dans l’aquifère du grès vosgien. Depuis 1965 l’écoulement naturel a cessé et une pompe a dû être installée. L’exploitation de ce forage a cessé en 1983 suite à une détérioration subite de la qualité de l’eau. Mais, pour faire face aux risques de pénurie, surtout accidentelle, ce forage a été réhabilité ainsi que le bâtiment qui l’abrite. Il constitue pour notre ville une alimentation de secours et n’est mis en service
qu’en cas de baisse alarmante du niveau d’eau dans le réservoir du Rebberg. Il peut fournir 22 litres d’eau à la seconde.

Les réservoirs

Les eaux du Massif Vosgien aboutissent aux réservoirs principaux du Rebberg :

  • Le réservoir principal du Rebberg d’une capacité de 5 000 m3, semi-enterré, construit en 1978 à 303 mètres d’altitude.
  • L’ancien réservoir du Rebberg, d’une capacité de 1 320 m3, semi enterré, construit en 1949 également à 303 m d’altitude.
  • Le réservoir semi-enterré du Mittelwald, 1 200 m3 (deux cuves de 600 m3 chacune), construction en 1985-86.

En moyenne, quelques 1.500.000 m3 d’eau sont prélevés chaque année (eaux souterraines) pour satisfaire l’ensemble des besoins de notre ville.

80% de ces prélèvements sont consacrés à la distribution de l’eau aux habitants ; les 20% restants servent pour les équipements municipaux et l’industrie.
La consommation moyenne par habitant est d’environ 160 litres d’eau par jour : 39% pour notre toilette (bain-douche), 22% pour les lessives et la vaisselle, 20% pour les sanitaires, 6% pour divers usages domestiques, 6% pour l’arrosage et le lavage de la voiture, 6% pour la préparation de la nourriture et 1% pour la boisson. Soit seulement 7% (1,5 litre) qui sont consacrés à nos besoins alimentaires !

Ces quelques chiffres de l’utilisation de l’eau mettent en lumière deux points largement ignorés. D’une part, que les consommations les plus importantes sont liées à la production énergétique, industrielle et agricole et non pas à la consommation des ménages. D’autre part, les ménages n’en font pas une consommation particulièrement raisonnée : en France, 25% de l’eau potable produite est perdue. Des efforts sont à faire dans la lutte contre le gaspillage de l’eau !

La municipalité, dans le cadre de l’élaboration de l’Agenda 21, a d’ores et déjà engagé des campagnes de sensibilisation auprès de ses administrés ; elles devraient permettre de réduire de manière conséquente la consommation et la facture des ménages sarrebourgeois.

L’eau à Sarrebourg est absolument pure tant du point de vue bactériologique que du point de vue chimique.

Les eaux du Wolfsthal sont légèrement acides. Pour atténuer cette acidité, une station de traitement a été construite en contre bas des sources. La neutralité de l’eau est obtenue par passage dans une couche épaisse de calcaire ou neutralite.

Chaque année, près de 40 prélèvements représentatifs de l’eau produite et distribuée sont réalisés dans le cadre d’un programme d’analyses réglementaires effectué régulièrement par le Service
de Veille et Sécurité Sanitaire et Environnementale de la Délégation Territoriale de Moselle de l’Agence Régionale de Santé Lorraine (ex. DDAAS). Ces résultats sont ensuite comparés aux valeurs limites réglementaires et les conclusions attestent de la bonne qualité bactériologique de notre eau. Elle est conforme aux exigences de qualité fixées pour les substances indésirables (nitrates, fluor…), les paramètres physicochimiques (sodium, chlorures…) et les substances toxiques et les pesticides.

Par ailleurs, la ville assure également un suivi en continu de la qualité de l’eau : des analyses systématiques effectuées au sein de notre station de traitement, des systèmes d’alarme.

L’eau qui sort de nos robinets à Sarrebourg est strictement contrôlée, elle est de très bonne qualité.

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