Historique / Traditions

JPEG - 20.3 ko

Le 1er régiment d’infanterie est le plus ancien régiment français : issu des « bandes de Picardie », premières troupes permanentes créées en 1479, il a traversé toutes les époques et participé à toutes les campagnes menées par la France. Son histoire est donc exceptionnellement riche.

A sa création, les « Bandes de Picardie » constituent ce qui forme alors l’armée française. Elles s’illustrent notamment dans le nord de la France et en Italie.

Devenu régiment de Picardie, il se distingue dans la majorité des batailles qui ont participé à la construction de la France d’aujourd’hui, et notamment à Rocroi (1642) et aux Dunes (1658). Il est aussi engagé hors d’Europe comme à Djidjelli en Algérie, en 1664, ou vers 1781 en Amérique où il participe à la lutte des insurgés pour l’indépendance des futurs Etats-Unis. En 1784 le Régiment de Picardie devient « Colonel-Général ».

Devenu 1er régiment d’infanterie sous la révolution, il se bat à Valmy (1792), à Moesskirch (1800), en Italie, à Wagram (1809) puis en Espagne (1812). Après la guerre franco-prussienne de 1870-71, le 1er régiment d’infanterie s’installe à Cambrai où il tient garnison jusqu’en 1939.

JPEG - 19.7 ko

Au cours de la première guerre mondiale, le 1er RI s’illustre à Guise, en Argonne, dans la Somme à Verdun et au Chemin des Dames. Cité 4 fois à l’ordre de l’armée, il porte depuis 1918 la fourragère aux couleurs de la médaille militaire.

En 1940, il participe aux opérations en Belgique et se distingue à Gembloux puis dans la défense de Dunkerque. Il sera cité 2 fois à l’ordre de l’armée. Il reprend clandestinement la lutte au sein de l’organisation de résistance de l’armée (ORA), ce qui lui vaut l’inscription « Résistance Berry » sur son drapeau et, fait rare pour un régiment, il porte la médaille de la Résistance. Au lendemain de la victoire des alliés, le 1er RI est stationné à Donaueschingen avant de participer à la guerre d’Algérie entre 1955 et 1961, à Trézel, dans la région de Tiaret.

Après plusieurs réorganisations, il s’installe à Sarrebourg en 1968.
Faisant partie des premières unités professionnalisées en 1985, il devient le régiment de combat aéromobile de la 4e division aéromobile. Il participe notamment à la guerre du Golfe en 1991, aux opérations Noroit (Rwanda), Epervier (Tchad) et Salamandre en Ex-Yougoslavie.

En 1999, il rejoint la 1e brigade mécanisée avec laquelle il intervient sur tous les théâtres d’opérations extérieures : Kosovo, Tchad, Afghanistan, République Centrafricaine, Côte d’Ivoire ou encore le Mali.

Devenu régiment de Picardie, il se distingue dans la majorité des batailles qui ont participé à la construction de la France d’aujourd’hui, et notamment à Rocroi (1642) et aux Dunes (1658). Il est aussi engagé hors d’Europe comme à Djidjelli en Algérie, en 1664, ou vers 1781 en Amérique où il participe à la lutte des insurgés pour l’indépendance des futurs Etats-Unis. En 1784 le Régiment de Picardie devient « Colonel-Général ».

Devenu 1er régiment d’infanterie sous la révolution, il se bat à Valmy (1792), à Moesskirch (1800), en Italie, à Wagram (1809) puis en Espagne (1812). Après la guerre franco-prussienne de 1870-71, le 1er régiment d’infanterie s’installe à Cambrai où il tient garnison jusqu’en 1939.

Au cours de la première guerre mondiale, le 1er RI s’illustre à Guise, en Argonne, dans la Somme à Verdun et au Chemin des Dames. Cité 4 fois à l’ordre de l’armée, il porte depuis 1918 la fourragère aux couleurs de la médaille militaire.

En 1940, il participe aux opérations en Belgique et se distingue à Gembloux puis dans la défense de Dunkerque. Il sera cité 2 fois à l’ordre de l’armée. Il reprend clandestinement la lutte au sein de l’organisation de résistance de l’armée (ORA), ce qui lui vaut l’inscription « Résistance Berry » sur son drapeau et, fait rare pour un régiment, il porte la médaille de la Résistance. Au lendemain de la victoire des alliés, le 1er RI est stationné à Donaueschingen avant de participer à la guerre d’Algérie entre 1955 et 1961, à Trézel, dans la région de Tiaret.

Après plusieurs réorganisations, il s’installe à Sarrebourg en 1968.

Faisant partie des premières unités professionnalisées en 1985, il devient le régiment de combat aéromobile de la 4e division aéromobile. Il participe notamment à la guerre du Golfe en 1991, aux opérations Noroit (Rwanda), Epervier (Tchad) et Salamandre en Ex-Yougoslavie.

En 1999, il rejoint la 1e brigade mécanisée avec laquelle il intervient sur tous les théâtres d’opérations extérieures : Kosovo, Tchad, Afghanistan, République Centrafricaine, Côte d’Ivoire ou encore le Mali.

En 2014, il intégre le Brigade franco-Allemande (BFA).

D’octobre 2014 à février 2015, le régiment participe à l’opération SANGARIS en République Centrafricaine (RCA).

Il participe aujourd’hui activement à l’opération SENTINELLE (Vigipirate).

Le drapeau du 1er RI

JPEG - 8.4 ko

Le drapeau est le signe de ralliement du régiment autour de son chef, au nom des valeurs qu’il représente.
Ainsi le drapeau français dans sa forme actuelle existe seulement depuis la révolution.
Ses trois couleurs on été associées par Louis XVI qui, se voyant remettre la cocarde rouge et bleue des milices parisiennes, par Bailly, maire de Paris, la fixa sur son chapeau à bord blanc.
Le blanc a toujours été symbole de commandement ainsi que la couleur de la nation, le rouge et le bleu sont les couleurs de la capitale depuis le XIIe siècle. Le roi imposa alors ces trois couleurs à l’armée du moment, décision entérinée en 1794 par la Convention.
Le 1er régiment d’infanterie de ligne reçoit son premier drapeau de régiment aux trois couleurs verticales en 1812, ayant inscrit dans ses plis :

« L’empereur Napoléon au 1er Régiment d’Infanterie de ligne »

A partir de ce moment le drapeau du 1er RI suivra tous les mouvements de l’histoire pour en arriver à sa version contemporaine.
Il porte dans ses plis, d’un côté l’inscription :

« République Française - 1er Régiment d’Infanterie » et de l’autre le nom de dix des plus grandes batailles livrées par le régiment depuis la révolution.

Les Fourragères

JPEG - 13 ko

La fourragère a été créée durant la première guerre mondiale pour récompenser les unités les plus valeureuses.
Elle a été remise au 1er RI par le général Castelnau le 19 octobre 1918, en Alsace, faisant suite à la quatrième citation conquise par le régiment.
Elle est ornée d’une olive de guerre 1914-1918 et d’une olive croix de guerre 1939-1945, consécutive à deux citations obtenues au début de la seconde guerre mondiale et durant les combats du régiment dans la résistance.
Une deuxième fourragère aux couleurs de la croix de la Valeur Militaire a été remise en novembre 2013, pour avoir été cité deux fois à l’ordre de l’armée Afghanistan 2009.
les devises

« Fidélité au passé,
exemple pour l’avenir »
La devise originale du 1er régiment d’infanterie a été attribuée par Louis XVI en 1780.
« On ne relève pas Picardie »

La devise actuelle du régiment est tirée d’une réponse faite par le colonel de Picardie, Charles de Rohan, au cours de la bataille de Parme, le 29 juin 1734.

Les Insignes

Au temps du régiment de Picardie, le blanc était symbole de commandement.
Alors que les compagnies avaient une enseigne rouge frappée d’une croix blanche, celle de la compagnie du colonel était blanche également frappée d’une croix blanche. On l’appelait « enseigne colonelle », c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, le chef de corps porte un insigne de couleur blanche.

L’insigne que porte l’ensemble des personnels rappelle l’héritage du régiment de Picardie.

Ecu aux couleurs de Picardie, le rouge est celui de l’oriflamme de Saint-Denis et la croix blanche celle du commandement ; l’aigle bicéphale représente les armoiries de la duchesse de Cambrai, où le régiment a longtemps séjourné. C’est en 1968, en arrivant à SARREBOURG, que le régiment a conçu cet insigne.

Devise : le régiment possède deux devises :

  • « On ne relève pas Picardie » qui est la devise actuelle du 1er régiment d’infanterie (Réponse du colonel de Rohan lors de la bataille de Parme, en 1734, à un officier qui venait annoncer la relève du régiment décimé par les combats) ;
  • « Praeteriti fides, exemplumque futuri » (« fidélité au passé, exemple pour l’avenir ») qui est l’ancienne devise du régiment colonel-général (1784).
JPEG - 9.8 ko
JPEG - 3 ko
JPEG - 11.5 ko
JPEG - 2.9 ko

Crédit photo : Laurent Krajewski